Permis bateau : les démarches à connaître

S’il est faisable de naviguer sans permis avec des navires et des voiliers de plaisance équipés de moteurs d’une puissance inférieure ou encore égale à 6 chevaux, un permis bateau est pourtant obligatoire pour une embarcation plus puissante. Découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur les démarches pour le permis bateau.

Les différents types de permis bateau

Les permis bateau sont obligatoires afin de piloter des bateaux à moteur de plus de 6 chevaux. En effet, il existe 3 types de permis.

– Le permis côtier : il vous permet de naviguer dans une limite de 6 milles d’un abri.

– Le permis hauturier : il vous permet de naviguer au-delà de 12 milles de la côte française. Le permis côtier est essentiel afin de passer ce permis.

– Le permis eau intérieure : également appelé « permis fluvial », ce permis vous permet de naviguer sur les lacs, les cours d’eau, et les canaux, avec des embarcations n’excédant pas les 20 mètres de longueur.

– Le permis eau intérieure avec extension ou grandes plaisances fluviales : ce permis est important afin de piloter une embarcation de plus de 20 mètres sur les eaux intérieures.

Les différentes formations disponibles et leurs modalités d’inscription

Les candidats doivent s’inscrire dans des établissements de formations agréés, afin de suivre des formations théoriques d’au moins 5 heures avec des formateurs. En outre, les candidats aux grandes plaisances fluviales et permis hauturier n’y sont pas obligés, car ils disposent déjà soit d’un permis eaux intérieures côtier soit d’un permis côtier. La formation théorique aborde quelques thèmes comme la connaissance des signaux et des balisages ; les règles des barres et des routes ; la protection de l’environnement ; la météorologie ; la sécurité entre navires ; l’usage de la VHF…

La formation pratique de 3 h 30 minimum, dont 2 heures de conduite supervisée, comprend 5 thèmes :

– la sécurité des plaisanciers (sécurité individuelle, collective et moyens de communications) ;

– l’incontournable des plaisanciers (prise en compte des bulletins météo, respect des balisages et identification des obstacles) ;

– la responsabilité des plaisanciers (utilisation d’un moyen de détresse et respect du milieu naturel et éco-conduite des bateaux) ;

– la conduite des bateaux (trajectoire, mise en route, vitesse, marche arrière, propulsion, alignement) ;

– les manœuvres des bateaux (amarrer, appareiller, accoster, ancrer, mouiller, récupérer des personnes tombées à l’eau).

Les épreuves à passer

Ce sont les formateurs des bateaux-écoles qui superviseront les examens. Les inscriptions aux épreuves se font grâce à l’organisme des formations. Les pièces qu’il faut réunir sont :

– les formulaires d’inscription aux examens complétés ;

– une photo d’identité ;

– un certificat médical de moins de 6 mois ;

– une photocopie de la carte d’identité ;

– 2 timbres fiscaux ;

– le permis eaux intérieures ou côtier pour la grande plaisance fluviale et le permis hauturier.

Les épreuves théoriques consistent en un QCM de 30 questions. En outre, 5 erreurs maximum seront admises afin de réussir. Par contre, il n’y a pas d’épreuve pratique. En fait, il suffit juste d’avoir suivi les formations pratiques. Le moniteur valide les acquis au fur et à mesure. Il pourrait prolonger les formations en fonction des difficultés que rencontrent les candidats.

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